lundi 8 juin 2015

Kamel Khélif, "Vies volées", Artothèque Antonin Artaud, Marseille et "Monozande", Tate Gallery, Londres

Je reçois ce soir un petit mot de mon ami Kamel Khélif, accompagnant  une série de dessins réalisés cette année. Bien contente de découvrir ses nouveaux projets et de savoir que son talent est montré dans des lieux remarquables, je n'attends pas pour les partager, d'autant que l'exposition à l'Artothèque Antonin Artaud n'est visible que peu de jours, encore. 
On distingue un premier ensemble de sept dessins qui, me dit-il, sont encore une histoire d'hommes et de loups.  Il faut aller à l'Artothèque du lycée Antonin Artaud, il s'agit d'une expo intitulée Vies volées, un écrivain, sept artistes.
L'écrivain, c'est Christian Garcin, dont je connais le recueil de seize nouvelles Vies Volées que j'avais apprécié et étudié il y a quelques années avec une classe. On peut lire, à ce propos,  un article paru dans Le Matricule des Anges, en 1999, ici .    Les sept artistes, Isa Barbier, Dominique Castell, Kamel Khélif, Carine Mina, Didier Petit, Serge Plagnol, Patricia Swidzinski, présentent leur propre lecture d'un fragment d'une de ces nouvelles ... Pour la plupart, ce sont des artistes dont je connais le travail, qui sont aussi de la région.
L'exposition à l'Artothèque Antonin Artaud est visible quelques jours encore,  jusqu'au vendredi 12 juin.
A propos des dates de l'expo, Kamel Khélif m'apprend que l'exposition sera peut-être prolongée jusqu'au mois de septembre. Il y aurait à ce moment là la publication, puis la présentation d'un livret, l'Arthothèque publie en effet des livrets à chacune des expositions organisées.
Tous les renseignements pratiques  se trouvent en cliquant sur ce lien :
http://www.artothequeantoninartaud.fr/vies-volees-un-ecrivain-sept-artistes/
Des loups et des hommes...

On découvre le travail de dessin fabuleux de Kamel Khélif.  La lumière émerge de l'ombre de la tache et du trait, découpant une forme qui se superpose à une autre. C'est un dessin qui  se dévoile par trames successives, les silhouettes qui apparaissent gardent une part de mystère. Aussi précis qu'une gravure en taille douce, Kamel Khélif offre un dessin au trait, unique, jouant de la complexité technique de son exécution et du temps nécessaire pour créer un paysage habité d'une histoire et de personnages qui semblent hanter le dessin.  Leur présence paraît plutôt faire resurgir la mémoire d'une histoire vécue, plutôt que l'histoire elle-même, comme  les daguerréotypes conservent la trace de l'objet qui s'est imprimé sur la plaque, exposée à la brûlure de la lumière.









 Trois nouvelles au moins, des Vies Volées, abordent ce thème des loups, en l'associant à trois destins féminins,  Cassandre, Soeur Agnès des loups et Amélie Sivan ...

Quatre autres dessins, font partie d'un projet d'illustration d'une histoire sur le Congo, Monozande, éditée sous forme d'un livret qui a été exposé à la Tate Gallery de  Londres.
On trouve les détails de l'exposition dans un article de Charlotte Waligora, sur ce lien, via Arts-hebdo-médias :
 http://www.artshebdomedias.com/article/171114-kamel-khelif-londres-temoignage-indirect





Je me permets de restituer le début de l'article de Charlotte Waligora :


Extrait de Monozande Kamel Khélif web_photo_3_2.jpg Expositions Dessin Photographie Kamel Khélif à Londres

Le livre écrit et dessiné par Kamel Khélif, Monozande, s’achève ainsi : « La nuit est tombée, Césarine. Une douleur m’étreint le cœur. Mon esprit n’est plus en ces lieux. Parfois, je rêve et je me perds loin d’ici et je n’en ai pas honte. Dans les villes d’Europe, d’Amérique ou d’Australie. Emportant avec moi le souvenir de ce paysage si familier, avec ses collines, ses arbres et ses fleurs que j’ai l’impression de connaître depuis des siècles et des siècles. Et si quelqu’un, au coin d’une rue, sur une place, pouvait lire dans mes yeux, il serait stupéfait de connaître mon histoire. » Cette histoire est celle de N’Diho, dont le peintre et illustrateur marseillais ne connaît que le prénom et dont il vient, en seize planches, de restituer l’existence .... 


(lire l'intégralité de l'article ici )

Monozande est le premier volet d'un travail en collaboration avec le photographe américain,  Jim Goldberg.  Il faut aller regarder son site : http://www.jimgoldberg.com/
Le livre à paraître comportera des photos de Jim Goldberg et des textes et dessins de Kamel Khélif.
Kamel Khélif vit et travaille à Marseille.

Pour voir la suite du travail Monozande, cliquer sur ici :  http://diptykblog.com/mediatheque/

On peut lire un article écrit précédemment,  http://imagesentete.blogspot.fr/2012/04/rencontre-avec-kamel-khelif.html


2 commentaires:

alain paire a dit…

De très bonnes nouvelles dont nous ne savions rien !

les dessins de Kamel Khelif que tu reproduis sur ton blog sont tous magnifiques,

un grand merci à toi, A.P

pierre vallauri a dit…

Voilà un moment que je n'étais allé sur ton blog.
Il est toujours aussi riche d'information et de belles reproductions.
Je partage entièrement l(avis d'Alain (Paire).
J'espère que cette exposition à l'artothèque Antonin Artaud sera prolongée, bien que ce lieu ("improbable") soit si éloigné.
Il a le grand mérite d'exister et de monter un excellent travail des uns et des autres.