vendredi 27 avril 2012

1 semaine avant l'élection, hebdomadaire éphémère de frédéric pajak: dernier numéro!

Ce mercredi est paru le dernier numéro de 9 semaines avant l'élection, de Frédéric Pajak1 semaine avant l'éléction.  Ce numéro sera disponible en kiosques jusqu'au 14 mai.  Hebdomadaire de contre-campagne, il ne parle pas des candidats, mais de questions de société.   Cette semaine l'éditorial titre,  "Le désespoir, enfin" :
"C'est toujours triste de finir, même si la fin fut la condition du début . Un journal finit. Une pâle lumière s'éteint au bout de l'horizon bouché.  Ce n'était qu'une lueur, à peine. Mais avec ce journal, c'est aussi une époque qui s'achève...."
Dessin, double page centrale de Frédéric Pajak "La vie conjugale"
Le journal donne une très large place au dessin  et aux dessinateurs!  Ici, B. Bozonnet et T. Ferrand, mais aussi Micaël, Mix & Remix, Jean-Philippe et Pierre Bramanti, Noyau, Muzo, Aseyn, Anna Sommer, Anne Gourouben, Olivier Brunet, Martial Leiter, Brad Holland, 2 B, José Munoz, J-M Jaquet, Alexandra Roussopoulos, Morvandiau, Chloé Poizat, Captain Cavern, Lea Lund, Philippe Caubet, Nadja Fejto, Malher,Cardon, El Roto ....
Eloge de la fin... mais aussi des sept....euh, huit péchés capitaux.  Les habituels auxquels s'ajoute l'ataraxie ! 
C'est sur ce mot agréable, ce bonheur possible et cette hypothétique sérénité   que je terminerai mon petit billet, sans aucune culpabilité à me laisser tenter ...

Qu'on se le dise !
Qu'on l'achète !
Qu'on le lise !
1 semaine avant l'élection
dans tous les kiosques
de, Frédéric Pajak
et autres rédacteurs d'articles !

J'ai beaucoup apprécié cet éphémère  et talentueux rendez-vous des mercredis.

un lien facebook
http://www.facebook.com/pages/9-SEMAINES-AVANT-L%C3%89LECTION/171786699602921

annick pegouret, peintures

lundi 23 avril 2012

la centrale thermique et l'ancienne usine pechiney de gardanne, dessins de florence laude

Je montre ici les dessins sur papier que j'expose à Gardanne, à l'espace Bontemps,  jusqu'au 9 mai 2012, avec sept autres artistes du groupe DEFI.  Il y a deux ans, j'ai commencé ce travail par une série de photos prises chaque matin lorsque j'arrivais en voiture sur Gardanne, par la route qui passe devant la centrale thermique.  Intriguée par le fonctionnement des cheminées des refroidisseurs, j'ai les ai photographiées chaque matin pendant plusieurs semaines.  Ainsi, cette vue est prise au soleil levant  (65 X 50). 
Alors que celle-ci est prise au soleil couchant, sur le chemin du retour.  Les dessins sont réalisés au critérium, mine bleue 0,5mm, rehaussés d'encre de couleur et de feutre.  Le feutre gris est utilisé pour dessiner tout ce qui est lié à l'électricité produite par la centrale (65 X 50)
Cette série de six dessins sur papier est, comme les autres, réalisée sur du Canson épais froissé, une fois le dessin achevé.  Cette série appelée  Cheminées, est liée à la représentation de l'air :   ces deux gros fûts, ces larges cheminées qui sont en fait des refroidisseurs,  des fabriques de nuages, mais la plus haute, celle  que l'on peut voir de très loin, rejette des particules polluantes.  Le papier froissé, dressé en relief sur des châssis de bois représente la densité de l'air,  son volume et la pollution qui littéralement "use l'air".  Le froissage intense du papier, même très résistant, parvient, parfois, à le crever  (6 fois des carrés de 40 x 40) .
Les trois cheminées.
Le dessin soleil couchant, avant que la feuille ne soit froissée.  La montagne laissée toute blanche, est la Sainte-Victoire, rendue absente par la forte présence du premier plan industriel.
Dessin de l'ancienne usine Pechiney dévolue au traitement de la Bauxite pour en extraire l'alumine, ce minerai dont les fines poussières  donnent à la ville de Gardanne sa teinte rouge brique. Cette particularité a de quoi intriguer, les façades des maisons, l'asphalte, les arbres proches de l'usine, tout est  rouge (60 x 45). Ces dessins sont réalisés au critérium, mine rouge de 0,7 sur fonds passés à la colle de peau et teintés de pigments d'ocres de Roussillon.
Autre vue de l'ancienne usine Pechiney, avec au premier plan, des cohortes d'ouvriers, comme on en  voyait sortir de l'usine quand  la sirène de l'usine retentissait pour indiquer la fin de la journée de travail (60 x 45).
Détail du dessin, l'usine Pechiney.

Détail du dessin Soleil couchant, avant qu'il ne soit froissé et posé en volume sur un châssis rectangulaire.

 Le dessin se doit d'être précis pour supporter la déformation et rester lisible.  Les détails de l'exposition à l'espace Bontemps, salle d'exposition  de la ville de Gardanne, sont à retrouver ICI



soap & skin, voyage

Ce titre de Soap & Skin est une reprise du groupe Desireless.

Les deux chansons Voyage et Vater sont extraites de Narrow le deuxième album d' Anja Plaschg - Soap & Skin - sorti au mois de février.  Ecrit pour accompagner le deuil de son père décédé en juillet 2009 dans un accident de vélo.  Anja Plaschg joue du piano et  du violon depuis l'âge de 7 ans.
L'article des Inrocks à retrouver là est bien renseigné:
http://www.lesinrocks.com/artiste/soapskin/

soap & skin, vater (papa)

video

samedi 21 avril 2012

travaux d'art à Gardanne, l'exposition du 19 avril au 9 mai


Vendredi 20 avril, vernissage de l'exposition Travaux d'Arts à Gardanne par les huit artistes du groupe DEFI dont c'était le première exposition collective et à laquelle j'avais le plaisir de participer.  Vernissage en présence du maire de Gardanne  Roger  Meï  (de droite à gauche), d'Alain Puech directeur de l'école d'art de Gardanne, d'Anne Laure Fink, de Jean Durello, de madame Meï et de Ninon Anger Desplats.

Suite du discours de Roger Meï, satisfait d'accueillir dans l'Espace Bontemps, salle d'exposition de la ville, nos travaux en lien avec la ville,  l'espace minier, industriel, minéral.  Gardanne est une ville où le secteur industriel  développé autour de la Centrale Thermique, de la mine de charbon qui a fonctionné jusqu'en 2003 et de l'usine de traitement de la Bauxite, donne aux mots travail et travailleurs, une réalité forte, réalité que nos travaux d'artistes s'attachaient à représenter au travers de nos personnalités et de nos moyens d'expression. En partant de la droite, A. Clif, Line Bottini, moi-même, Roger Meï, Alain Puech, Anne Laure Fink et Jean Durello .
suite des invités (de droite à gauche), Alain Prévost et  A. Clif, moi-même , Roger Meï, Alain Puech et Anne Laure Fink. Daniel Durand n'était pas sur la photo de groupe, mais il arrive ci-après...

Daniel Durand et Jean Durello devant une oeuvre d'Alain Prévost (le clavier éclaté) et deux gravures d'Anne Laure Fink.

A droite un diptyque de Ninon Anger (huile sur toile) et un dessin d'Alain Prévost (tête de mineur au fusain)
"Gardanne m'évoque l'emploi ouvrier, celui de la terre, du minerai.  Mais l'outil de travail se transforme, se détériore.  J'ai choisi une vision humaine.  L'ouvrier est donc en disparition ou en devenir, mais perplexe face à son outil de travail.  En tant que musicien, j'ai symbolisé la transformation de l'outil de travail par un piano transformé sur la toile" (Alain Prévost)
Gravures et dessins d'Anne Laure Fink
Huiles sur toile d'A.Clif
"Passages au coeur de la terre,  richesse des ressources naturelles d'énergie, trésors d'alchimie du minéral.  Le choix du blanc et de l'ouverture nécessaire à l'homme pour s'échapper mentalement et renaître de sa condition" (A. Clif)
Acrylique sur toile  de Daniel Durand
"J'ai contemplé Gardanne sous différents aspects. De loin pour apprécier le spectacle des fumées, de près pour pénétrer les entrailles de l'usine.  Si l'on prend le temps d'observer, de ressentir, d'imaginer mille formes et couleurs apparaissent tel un kaléidoscope" (Daniel Durand)
Huile sur toile, diptyque de Ninon Anger
"Entre abandon et reconversion. Notre monde change laissant à l'abandon un patrimoine industriel qui témoigne du travail des hommes.  Ateliers, fabriques, usines sont encore présents dans le paysage.  Friches, vestiges, traces, cicatrices, matières, rouille : autant de sujets d'inspiration" (Ninon Anger)
Ninon Anger (à droite) devant un de ses diptyques.
Jean Durello devant deux de ses oeuvres ( huile et collages sur plomb)
Line Bottini  en conversation avec des amis et sur le mur du fond, de gauche à droite, une huile sur toile d'A. Clif et trois oeuvres sur toile de Line Bottini.
A gauche, une toile de Line Bottini et à droite, deux dessins de Florence Laude

L'exposition est ouverte du mardi au dimanche  11h à 19h  et les jours de marché (mercredi, vendredi et dimanche), à partir de 10h, jusqu'au 9 mai 2012.  Espace Bontemps,  1 boulevard Bontemps, 13120 Gardanne. (cliquez pour trouver les renseignements)


Un article sur notre exposition de Pierre Vallauri à lire sur son blog :http://enquetedimages.blogspot.fr/2012/04/que-du-bon-temps-lespace-bontemps.html


conférence ossip mandelstam

 Annie Terrier et Alain Paire
La conférence sur le poète Ossip Mandelstam, s'est déroulée jeudi soir à la Cité du livre à Aix, dans le cadre des Ecritures croisées, organisée par Annie Terrier.   Alain Paire a présenté  Florian Rodari, directeur des éditions La Dogana qui publient Simple Promesse, un choix de poèmes d'Ossip Mandelstam de 1908 à 1937, traduits par Philippe Jaccottet, Louis Martinez et Jean-Claude Schneider, ainsi qu'une biographie du poète, Mandelstam, mon temps, mon fauve, écrite par Ralph Dutli , co-éditée par Antoine Jaccottet, directeur des éditions Le Bruit du temps.
Florian Rodari et Louis Martinez
Louis Martinez a longuement parlé de la femme d'Ossip Mandelstam, Nadejda, qui conserva et permit de faire publier ces poèmes interdits par le régime de Staline,  les ayant  mémorisés pour qu'ils ne risquent pas d'être saisis, parfois encore, elle les  recopiait et les cachait  dans des consignes de gares.  Une épopée poétique et tragique ... 
Je voudrais surtout reproduire ici, pour lecture, deux poèmes parmi le choix de poèmes de Simple promesse. Durant la conférence, la lecture a été confiée à l'écrivain  Pascal Riou.

Tout d'abord ce poème de la section Tristia, de novembre 1920:

Prends dans mes paumes, pour ta joie,
Un peu de soleil et un peu de miel,
Les abeilles de Perséphone nous l'enjoignent.

On ne peut détacher la barque non amarrée,
Ni entendre l'ombre chaussée de fourrure,
Ni vaincre, dans la vie épaisse, la peur.

Il ne nous reste plus que ces baisers
Velus comme les petites abeilles
Qui meurent à la porte de la ruche.

Elles bruissent dans les fourrés limpides de la nuit,
Leur patrie est l'épaisse forêt du Taygète,
Leur aliment: le temps, la bourrache, la menthe.

Prends pour ta  joie mon sauvage présent,
Ce pauvre collier sec d'abeilles mortes
Qui ont transformé le miel en soleil. 


Puis, le dernier poème du recueil dans la section poèmes interdits, écrit à Voronèje, le 4 mai 1937:

Sur la terre vide clochant malgré elle
D'une démarche irrégulière et douce,
Elle va, devançant un petit peu
Sa rapide compagne et l'ami plus âgé à peine.
Ce qui l'entraîne est la légère entrave
De cette infirmité qui vivifie,
Et l'on dirait que voudrait s'attarder
Dans sa démarche le soupçon lucide
Que cette journée de temps printanier
Nous est l'aïeule de la voûte du tombeau
Et que tout commence éternellement.

Il est des femmes proches de la terre humide.
Et chacun de leurs pas est un sanglot sourd.
Leur vocation est d'escorter les morts
Et, les premières, d'accueillir les ressuscités.
C'est un crime d'en exiger de la tendresse.
Au-dessus de nos forces de nous en séparer.
Ange aujourd'hui, demain ver du tombeau,
Après-demain -  simple contour, à peine.
Ce qui fut notre pas sera hors de portée,
Les fleurs seront immortelles. Le ciel d'un seul tenant.
Et ce qui adviendra : simple promesse. 


Ossip E. Mandelstam, Simple promesse, choix de poèmes 1908 - 1937, traduits par Philippe Jaccottet, Louis Martinez et Jean-Claude Schneider, La Dogana. 

 http://www.lebruitdutemps.fr/_livres/Mandelstam/Mandelstam.htm

http://poezibao.typepad.com/poezibao/2012/04/anthologie-permanente-ossip-mandelstam-2.html

 http://www.ladogana.ch/html/nouveau.htm

Pour les photos, merci à Chris Chappey.

lundi 16 avril 2012

ossip mandeslstam, rencontre lecture jeudi 19 avril, cité du livre, aix

Les écritures croisées
Les éditions La Dogana
Le bruit du temps

vous invitent à une rencontre autour de la récente publication 
MANDELSTAM
MON TEMPS
MON FAUVE
UNE BIOGRAPHIE
par Ralph Dutli

Présentation Florian Rodari (les éditions La Dogana), Louis Martinez et Michel Aucouturier. 

Une rencontre qui s'annonce très intéressante autour de la vie et de l'oeuvre de ce poète russe, à ne pas manquer .

JEUDI 19 AVRIL 2012
18H30 
AMPHITHEATRE DE LA CITE DU LIVRE
AIX EN PROVENCE

 Ossip Mandelstam, (1891-1938), né à Varsovie dans une
famille de commerçants juifs, passe son enfance et sa jeunesse à
Saint-Pétersbourg. Il participe dès 1912 avec les poètes Anna Akhmatova et Nicolas Goumilev à la fondation du mouvement Acméiste, dont il écrira l’un des manifestes, « Le Matin de l’Acméisme ». Il s’y démarque du symbolisme comme du futurisme en proposant comme modèle à la poésie l’architecture organique des cathédrales gothiques. Il publie trois recueils de poésie, La Pierre (1913, 1916, 1923), Tristia (1922) et Poèmes (1928), puis,
en 1928, Le Timbre égyptien, recueil qui reprend la prose autobiographique Le Bruit du temps (1925) et Sur la poésie, un recueil de ses essais. Le récit du Voyage en Arménie, de 1931, ne sera publié de son vivant qu’en revue, en 1933, alors qu’il écrit son Entretien sur Dante. L’imprudente diffusion en 1933 d’un Épigramme contre Staline dans lequel il décrit le tyran comme « le Montagnard du Kremlin » (« ses doigts épais sont gros comme des
vers ») lui vaut d’être arrêté puis exilé à Voronèje où, privé peu à peu de tout gagne-pain, il écrit ses derniers poèmes, qui seront recueillis après sa mort dans Les Cahiers de Voronèje. Le plus grand poète russe du XXe siècle, selon le jugement de son compatriote Brodsky — partagé par des pairs aussi prestigieux que Nabokov, Pasolini, Paul Celan, René Char, Philippe Jaccottet qui ont écrit sur lui ou l’ont traduit —, meurt de froid et d’épuisement
le 27 décembre 1938 dans un camp de transit sur le chemin du camp de travail auquel il a été finalement condamné. Les mémoires de sa femme Nadejda Mandelstam, publiés en Occident dans les années 1970, lui valent enfin une reconnaissance internationale, qui n’a fait que croître depuis lors.
Louis Martinez est né en 1933 à Oran (Algérie) où il a grandi
avant de poursuivre ses études au lycée Louis-le-Grand puis à l’E.N.S. (Ulm). Étudiant boursier à Moscou de 1955 à 1956, il rentre ensuite en France, obtient l’agrégation de russe, puis – son service militaire achevé – retourne à Oran comme enseignant de français et de russe (1961-62). Par la suite il enseignera la langue et la littérature russes à l’Université de Provence (1964-96). Il est auteur de nombreuses traductions du russe (prose et poésie, Pouchkine, Pasternak, Mandelstam, Akhmatova), de plusieurs
romans et de diverses publications en français et en russe dans des revues scientifiques ou littéraires.
 Les éditions La Dogana ont été créées à Genève en 1981 dans le but de mieux faire connaître toute espèce de textes entrant en relation avec la poésie : recueils en langue française ou étrangère, cycles de poèmes, essais, souvenirs, méditations et proses rythmées et même lieder chantés, qui répondent à la sensibilité des lecteurs et amis qui se sont regroupés pour rendre viable ce projet.
Les éditions Le bruit du temps ont été créées en juin 2008, sous
le signe de Mandelstam, avec cette conviction qu’aussi menacée que puisse paraître la littérature, les vrais livres ne meurent pas. Pour Le Bruit du temps, le travail de l’éditeur devrait être, entre autres, de donner à des oeuvres momentanément tombées dans l’oubli ou négligées par les modes, une nouvelle existence. Partis de Mandelstam et de Robert Browning, la maison d’édition a depuis étoffé son catalogue dans ces deux domaines d’auteurs russes (Julius Margolin, Isaac Babel, Chestov) et anglais (Virginia Woolf,
Henry James, D. H. Lawrence), tout en publiant quelques contemporains tels que Gabriel Levin, Jean-Luc Sarré, Paulette Choné, Anne Weber… qui partagent le souci de relier le passé au présent.
Présentation par Florian Rodari (les éditions La Dogana)
Louis Martinez, spécialiste de la littérature russe s’entretiendra avec Michel Aucouturier, traducteur Lecture d’extraits de textes
de Mandelstam, en russe et en français.

Renseignements : Les écritures croisées
ecritures.croisees@free.fr
04 42 26 16 85 

Cliquez ICI pour retrouver les informations sur le site dehttp://www.citedulivre-aix.com/citedulivre/spip.php?article146 la Cité du Livre 

samedi 14 avril 2012

willy deville, hey joe

jour de marché

Jour de marché, signifie un panier qui se remplit au fil de la matinée, au gré des rencontres et des hasards.  Ce matin charmant  me réjouit et met en premier sur mon chemin  ce curieux individu à deux têtes, arrivé là pendant la nuit.  En premier s'en vient Don Quichotte.  Son valet coiffé d'un sombrero s'en vient après. Hop,  un petit pas chassé,  et les voilà passés. Plus tard, chez mon disquaire c'est Willy, Willy Deville qui m'attend, négligemment  installé à cheval sur le bac des cédés.  Son regard sombre de bel hidalgo m'enflamme et je ne peux   résister à la romance qu'il promet de me chanter sitôt que nous serons rentrés.  Hey Joe, Love me tender...  Eh bien, nous y sommes,  et ce n'est pas sans étonnement que je trouve à  Don Quichotte un air de Willy ! Vous êtes-vous déjà demandé à qui ressembleraient Diderot, Baudelaire ou Rimbaud s'ils étaient nos contemporains ?

Post scriptum:  deux jours plus tard le dessin était effacé par le service de la voirie.  Le lendemain une autre inscription rebelle :"La lumière s'est éteinte", sitôt supprimée ( nous avons un service de nettoiement très efficace  à Aix!  façon karcher).  Depuis hier, en vert pâle, une autre inscription moins poétique ... "Il n'y aura bientôt plus d'avenir pour la terre et ses enfants".  Sera-t-elle ignorée comme un cri perdu ?

vendredi 13 avril 2012

travaux d'arts à gardanne, une exposition à l'espace bontemps

Alain Puech, directeur de l'école d'arts plastiques  de Gardanne ainsi que la mairie de Gardanne accueillent  notre  groupe DEFI  dans la salle Bontemps, du 20 avril au 9 mai.

Le vernissage se tiendra le 20 avril à partir de 18h30.

A. Clif, Ninon Anger, Line Bottini, Daniel Durand, Jean Durello, Anne-Laure Fink, Alain Prévost et moi-même , avons choisi de  nous inspirer  de Gardanne, d'explorer toutes les évocations possibles:  géographique, historique, industrielle, post-industrielle,  géologique et de les traduire dans des travaux d'art qui reflètent la diversité de nos personnalités et de nos moyens d'expression.  

Horaires: mercredi, vendredi, dimanche, de 10h à 18h.  Mardi, jeudi, samedi de 11h à 18h.

Renseignements au service culture et vie associative : 04 42 65 77 00

jeudi 12 avril 2012

dominique A. en concert à la gaîté lyrique, mercredi 11 avril, retransmis par arte live web

 Soit vous avez eu,comme je l'ai eue, la chance d'écouter ce concert de Dominique A. en direct, hier soir, sur France Inter et  sur Arte Live Web, soit vous en mourez d'envie ... Il vous suffira alors de cliquer sur ce lien ou sur l'image pour lancer la retransmission.  C'était un beau concert, une orchestration magnifique et un chanteur en grande forme.  Bref, un très bon moment !

http://liveweb.arte.tv/fr/video/Dominique_A_vers_les_lueurs/

Un grand merci à M. pour le partage du lien ...

lundi 9 avril 2012

louise lefort, rencontres du 9ème art, aix


Suite des investigations du côté des  expositions  proposées dans le cadre des rencontres du 9ème art.  Cet après midi, rencontre avec l'artiste Louise Lefort qui vient d’obtenir son diplôme de fin de cinquième année à l’Ecole des Beaux-Arts d’Aix en Provence.  Elle a exposé à la galerie Susini il y a deux semaines et, jusqu’au 15 avril,  rue Emile Tavan. 
 
Dessinatrice inspirée par la bande  dessinée,  elle travaille en noir et blanc, au crayon, au fusain et à l’encre,  au pinceau ou à la plume sur de très grands formats de papier aquarelle.  Son univers est intérieur, elle peint de mémoire, des personnages plutôt âgés, plutôt abîmés par la vie et pas très beaux (c’est une volonté, Louise Lefort dit être plutôt attirée par des personnes qui ne sont pas spécialement "belles").  Elle exprime la solitude (même à deux) de la vie quotidienne. 
Elle n’a pas réalisé de bande dessinée, ni publié de livres, mais elle illustre des articles et des textes, à l’occasion.  
A peine sortie de l’école et son diplôme en poche, elle se définit  comme dessinatrice et artiste, ayant un parcours d’étude différent de celui des dessinateurs de bande dessinée, même si son univers y fait  énormément référence.  Elle vient de passer trois mois à Prague dans le cadre des échanges Erasmus et  envisage de poursuivre sa pratique artistique et  d’exposer régulièrement; mais, pour gagner sa vie elle pratique le métier de tatoueuse, « parce qu’elle ne dessine pas trop mal ». 
 Les six derniers mois ont été, pour elle,  très denses en rencontres et en projets.  Elle a été conviée à  quatre expositions  qui lui ont mangé pas mal d’énergie, mais qui la placent dans une dynamique prometteuse qu’elle souhaite développer, à une cadence plus raisonnable pour ne pas créer dans l’urgence, mais prendre le temps   d’explorer  l’univers du dessin qu’elle affectionne.  

 Elle illustre à sa manière la tendance actuelle des dessinateurs inspirés par la bande dessinée, mais aussi par l'art contemporain, qui n'entendent pas limiter leur pratique à la bande dessinée, c'est à dire un dessin simplement illustratif d'un récit.  A propos de l'école des Beaux-Arts d'Aix où elle a choisi de faire ses études,  et qui pendant une bonne décennie s'était spécialisée dans les nouvelles technologies, elle a expliqué que c'est à la demande des élèves attirés par des pratiques plus traditionnelles, que l'école s'est à nouveau rapprochée de ces enseignements plus "classiques", voire académiques.
Elle s’est installée à Aubagne,  et, si tout se passe au mieux, nous aurons  l’occasion de la revoir au musée Artéum lors d’une prochaine exposition de dessins.  
On peut  rendre visite à son site pour découvrir les autres chemins  qu'elle a parcourus ...