dimanche 30 janvier 2011

Portishead - Only you (Roseland NYC) (HQ)


Le groupe s'est formé en 1991, après que Geoff Barrow qui avait précédemment travaillé avec d'autres artistes de Bristol—Massive Attack— eut rencontré Beth Gibbons. Son nom provient de la ville de Portishead, le lieu de naissance de Geoff Barrow.

L'orientation musicale de Geoff Barrow est liée à ses différentes expériences en studio, notamment en tant qu'assistant durant l'enregistrement du fameux album de Massive Attack, Blue Lines ( source wikipédia)

dimanche 23 janvier 2011

souad massi - houria



Souad Massi est une jeune chanteuse algérienne née en 1972 à Bal El-Oued. Elle chante le plus souvent en arabe comme vous pourrez l'entendre dans le second clip Thighri . J'entends l'influence de Francis Cabrel dans les paroles et la mélodie ... est-ce parce que j'ai lu qu'ils ont collaboré sur certaines chansons ? Je pense aussi à Shéhérazade qui fit le pari de parvenir à rester auprès du Sultan plus de mille et une nuits en lui contant des histoires jusqu'à ce qu'il reconnaisse ses qualités de coeur et d'esprit et la garde auprès de lui. Joli rêve, teinté de doute et de mélancolie, ici.

Le site de Souad Massi à consulter ici (clic!)

"Beauté de la Kabylie" l "Souad Massi - Thighri"



Un père d'élève me parlait il y a peu de la beauté de la Kabylie ...
La langue et la mélodie magnifient les images . Très belle chanson de Souad Massi.

samedi 22 janvier 2011

apostrophe à thierry jonquet


http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/CPB85052405/du-cote-du-polar-francais.fr.html

cliquez sur le lien ci-dessus pour accéder à la vidéo

Thierry Jonquet est un auteur de romans noirs français dont je ne connais pas toute l'oeuvre, mais La Bête et la Belle qui m'enthousiasme ! C'est une chance de ré-entendre l'auteur s'exprimer sur ce livre. Ce roman avait été choisi pour être le 2000ème de la collection Série Noire ! Thierry Jonquet est mort dans l'été 2009. Je vous propose de voir et de ré-entendre ici l'émission Apostrophes du 19 avril 1985 à laquelle il était invité.

Une biographie et des documents de l'auteur sont accessibles en cliquant ici
(accès à son ancien site)

Du côté du polar français

Apostrophes - 19/04/1985 - 01h17min58s

En préambule à cet Apostrophes, Bernard PIVOT implore les policiers et les truands de ne rien entreprendre, de faire une trêve durant le temps que dure l'émission. Sont invités : Thierry JONQUET pour "La belle et la bête" (Série noire Gallimard). Ce roman est le deux millième de la série noire Gallimard qui a quarante ans d'existence. Thierry JONQUET précise le sujet de ce livre ; sujet inspiré de ses expériences personnelles. Sous le pseudonyme de Ramon MERCADER, Thierry JONQUET nous propose avec "URSS go home" un roman policier politique-fiction. Didier DAENINCKX avec"Le der des ders" (Série noire Gallimard) a écrit un roman noir historique inspiré du roman noir américain. Claude MESPLEDE a écrit en collaboration avec Jean JACQUES SCHLERET "Voyage au bout de la noire" ( Futuropolis). Cet ouvrage se présente comme un répertoire de tous les auteurs et ouvrages de série noire ; au total 732 auteurs. Jean François VILAR, dans "Etat d'urgence" (Presses de la Renaissance) utilise le principe du spectaculaire ; il concilie les vertiges d'une action à cent à l'heure avec la finesse des portraits psychologiques dans une Italie où sévissent les Brigades rouges. Hugues PAGAN a été professeur de philosophie avant d'entrer dans la police nationale ; il présente son livre "Boulevard des allongés" (Fleuve noir) et son héros principal, Katz. Louis C. THOMAS est l'auteur de nombreux policiers adaptés à l'écran, à la scène ou à la télévision. Dans "Une chute qui n'en finit pas" (Sueurs froides, Denoel), il a mis en scène un aveugle, comme lui ,mais la haine, la méfiance et l'amour demeurent les trois personnages principaux de ce livre. Jacques Pierre AMETTE présente son livre "Enquête d'hiver" (Seuil) dans lequel il met en scène un vieil inspecteur qui veut absolument comprendre les raisons qui ont poussé un comédien de second ordre à se suicider. (texte INA)




vendredi 21 janvier 2011

phrase

il y a ces phrases que l'on note dans un coin de carnet, prises au fil d'une page ou prélevées , déjà épurées, sous la forme d'une citation lue quelque part...

"Des choses arrivent qui sont comme des questions. Une minute se passe, ou bien des années, puis la vie répond." Alessandro Baricco

Il arrive que l'on se dise, la littérature entretient une drôle de relation analogique (poétique ? ) avec les questions, comme avec les réponses de la vie ...

samedi 15 janvier 2011

une offrande

C'est une ruelle étroite, mais passante, du centre ville. En ce jour d'hiver, à cette heure où le soleil est haut, on prend la lumière de face. Les murs se découpent alors à contre-jour. C'est étonnant cette lumière, elle mange tout ! Je veux dire, elle prend tout, comme un parasite, comme ces choses ou ces personnes très belles qui éclipsent tout autour d'elles.
Je reviens au mur de droite que l'on frôle presque lorsque le trottoir de gauche est encombré par les tables et les chaises des restaurants et des cafés. Il est nu, propre. De belles pierres taillées renforcent l'angle saillant, comme cela est la norme pour les hôtels particuliers des 17ème et 18ème, proches du quartier Mazarin .
Depuis combien de temps est-il là? Combien de fois ai-je emprunté la rue sans le voir ? Est-ce que l'on ne voit que ce qu'on est disposé à apercevoir ? Les choses auraient-elles le pouvoir d'aimanter notre regard ?

Ce rectangle de mosaïque orange contenant un space invader bleu turquoise me regarde sournoisement depuis ses deux mètres de hauteur!

Mais qu'est-ce encore ce graffitti noir, dessiné au pochoir?
Trois lettres majuscules : un J, un M, un B composent les initiales de Jean-Michel Basquiat. Avec un tiret devant. Comme pour introduire la parole d'un locuteur. Il parle donc à qui le voit ?

Je m'étonne de cette double découverte ! Sans doute la coexistence de ces signatures n'est-elle pas fortuite. Quelqu'un qui est passé par là s'est-il fait passer pour un space invader et pour un JMB?
Bien sûr je souris à la drôlerie de la vie, parfois. Et ces hasards qui n'en sont pas tout à fait. Ni pour les signatures. Ni pour mon regard qui saisit tout ça.


Sans doute l'emprunt discret de cette signature est-il un hommage. Promesse de fidélité faite au seigneur par le vassal. Marque de respect, de soumission... d'offrande. Peut-être, le jeune Basquiat - qui aimait à se représenter coiffé d'une couronne - n'aurait-il pas critiqué le principe de l'hommage (il est toujours bien hypothétique de prendre position à la place d'un autre !). Mais pour moi, cette signature, en cette période, dans cet environnement précis est bien davantage, un soupir .

Est-il besoin de préciser les sens du mot soupir ? de la respiration plus forte, au gémissement de regret ou d'amour, en passant par le dernier soupir, il ne faudrait pas oublier ce silence équivalent à une noire...

vendredi 7 janvier 2011

une fois n'est pas coutume



la citation de la chanson Le Tourbillon de la vie, chantée par Jeanne Moreau dans le film de François Truffaut Jules et Jim, est pour vous proposer, plutôt vous inciter vivement à aller lire un article écrit par Alain Paire , sur Franz Hessel / Walter Benjamin : camp des Milles, Marseille et Sanary, derniers jours en France. Je viens d'en terminer la lecture et souhaitais le signaler ... Franz Hessel, c'est Jules ... Il est également le père de Stephan Hessel dont on lit sans modération le feuillet Indignez-vous, actuellement. Jim, c'est Henri-Pierre Roché, collectionneur et courtier d'art.

Pour le lire, cliquez sur ce lien :

http://www.galerie-alain-paire.com/index.php?option=com_content&view=article&id=124:franz-hessel-walter-benjamin-camp-des-milles-marseille-sanary-derniers-jours-en-france&catid=7:choses-lues-choses-vues&Itemid=6

ou rendez vous sur le site de la Galerie d'Alain Paire

http://www.galerie-alain-paire.com/

jeudi 6 janvier 2011

Avishai Cohen Remembering


Le trio du contrebassiste Avishai Cohen,  musicien d'origine israélienne vivant aux états-unis.   Connu et très actif  dans le monde du jazz.  Ce morceau  date de 4 ou 5 ans, enregistré au Blue Note un des grands clubs de  NY :
très joli morceau,quelques notes détachées, où le musicien fait corps avec son
instrument. Le piano est pas mal non plus.
Dans le fil des associations d'idées, j'évoquerai l'album La note bleue de Claude Nougaro , enregistré sous le label "blue note".

plus d'infos sur le groupe à cette adresse (dont les dates de concerts en France)
http://www.avishaimusic.com/


dimanche 2 janvier 2011

Lézard des rues (article initialement publié en janvier 2011)

J'aperçus sur la bâche de la devanture d'un Mona lisait, un homme blanc de Mesnager. Je pensai: quoi de mieux pour l' année à venir que la position du lecteur couché dévorant des livres d'art? En écrire aussi. Avoir du temps pour çà et pour peindre. Les arts des rues dans le prolongement de l'intérêt pour le travail de Basquiat (première période).

Jérôme Mesnager donc, pour commencer. "Né en 1961, il entre à l'École Boulle en 1974 où il suit la formation d'ébéniste et où il enseignera par la suite. Il est l’un des fondateurs en 1982 de « Zig-Zag », un groupe d’une dizaine de très jeunes artistes en « zig-zag dans la jungle des villes » : ils avaient découvert la possibilité d’occuper la rue, en dessinant des graffitis, et aussi d’occuper brièvement, le temps d’une performance artistique, des usines désaffectées.
Le 16 janvier 1983 il invente l’Homme en blanc, « un symbole de lumière, de force et de paix ». Cette silhouette blanche appelée Corps blanc ou l'homme blanc, Jérôme Mesnager l'a reproduite à travers le monde entier, des murs de Paris à la muraille de Chine." (Wikipédia)
On peut compléter avec un article de Chris Kutschera ici .

Une autre fois, sur des vitres, je découvris Un chat jaune, (cliquez sur la photo pour voir plus distinctement cet espiègle chat jaune), autre icône des arts urbains. Création de l'artiste franco-suisse Thomas Vuille (clic) (né en Suisse en 1977). Il faut absolument cliquer ici pour lancer un diaporama sur ce chat qui vous sourit ou qui sourit à la vie (c'est pas mal pour un chat ... de souri(s) - re ). Certes, le plus souvent il faut marcher le nez en l'air pour l'apercevoir. Il aime particulièrement, comme ses congénères, se hisser sur des escarpements improbables, rebords, conduits de cheminées, où il paresse avec un flegme provocateur . D'où son sourire ! À partir de 2003, des ailes blanches lui poussent sur le dos.

J'ai lu, à sa parution en juin 2004, cette excellente BD d'une toute jeune auteure, Pome Bernos , éditons Emmanuel Proust. (clic)
Le personnage, un pigeon-parisien y croise le chat jaune de Vuille, l'homme en noir de Némo, l'homme en blanc de Mesnager, les invaders d'un artiste français anonyme, autant d'images peintes sur les murs des villes (du monde entier !).
Sur la quatrième de couverture, on peut lire: "Pome Bernos, 25 ans, signe une superbe métaphore sur la place réservée à l'homme et à l'art dans notre société. "
Sur les murs de Paris et d'ailleurs, l'homme en blanc croise souvent l'homme en noir . Pome Bernos fait de ces figures peintes sur les murs par des artistes, les interlocuteurs de son pigeon ordinaire.
“Les Murs murés sont atroces... Ce n’est pas drôle de vivre dans un quartier comme ça. Pourquoi ne pas permettre de peindre ces murs, le temps que dure la rénovation, ou ... jusqu’à la destruction?” dit l'artiste Némo.


Ses personnages (ceux de l'artiste Némo), un homme en noir, jouant avec un fusil, une canne à pêche ou un parapluie, et le petit NEMO (du “Little Nemo” de Winsor McCay), hantent les murs du 20°: ils apparaissent soudain, au détour d’une rue, sur un mur lépreux, sur une porte condamnée ou une fenêtre murée, créant une étonnante atmosphère de poésie et de rêve dans cet arrondissement qui est en train d’être massacré: “Je reste dans le 20°, j’ai fillette posant devant l'homme noir au parapluie rougebeaucoup de mal à franchir le boulevard... j’habite le quartier depuis 20 ans, je connais par cœur Ménilmontant, la travailleuse, et Belleville, le quartier du commerce et de l’amusement: après avoir travaillé à Ménilmontant, on allait boire et jouer aux boules à Belleville et faire la fête dans ses cabarets et ses théâtres ”. NEMO a commencé à bomber il y a 14 ans, son petit personnage, avec des animaux, des tigres, des oiseaux, des ballons, un peu n’importe où, sur les murs des écoles et ailleurs. Lire ici la totalité de l'article de Chris Kutschera (clic) .

Les invaders , petites figures d'envahisseurs rouges, verts, noires ou jaunes, réalisées en carreaux de mosaïques, peuplent aussi de nombreuses villes... je viens de lire que le quotidien "La Provence" daté du 25 décembre 2010 (clic) leur consacrait un article. Ils sont arrivés à Marseille !

Des petites mosaïques miroitent çà et là, notamment à la gare Saint-Charles, près du Vieux-Port.... Il suffit de s'approcher, ou plutôt de reculer, pour apprécier leur particularité. Ces petits êtres de l'espace sont apparus dans les jeux vidéo des années 1970-1980. Les envahisseurs à pixels sont venus s'agripper à nos murs en 2004.

Derrière cette incursion, Space Invaders, un artiste français qui garde précieusement son anonymat. "L'idée est 'd'envahir' la planète en répandant dans des villes du monde entier des personnages inspirés des premières générations de jeux vidéo et principalement du célèbre Space Invaders", explique-t-il. Il commence par occuper les rues parisiennes pour s'attaquer au reste du monde. D'Hollywood à Tokyo en passant par Istanbul, toutes les grandes villes ont eu droit à leurs pixels. Marseille a aussi reçu les siens. (La Provence)
Pour terminer, je rendrai hommage à l'artiste Miss-tic, dont un ami m'a fait découvrir le travail, dernièrement. http://www.missticinparis.com/ (clic) . Chris Kutschera (encore lui, oui. Je l'ai trouvé partout où je cherchais des informations sur ces artistes, il faut donc le remercier et rendre hommage à son travail ) l'appelle La poétesse de la galère . "Miss Tic est très officiellement “plasticienne poète”! Mais elle se sent “plus écrivain que peintre... L’écriture m’accompagne depuis plus longtemps". Elle couvre les murs d'aphorismes poétiques à connotations souvent sexuelles illustrés de silhouettes féminines noires, peintes au pochoir.

La femme qui se cache derrière ce pseudonyme est née à Paris dans le 10°; elle vit aujourd’hui près de la Porte d’Italie, et elle recouvre les murs de Paris de ses poèmes et de ses pochoirs. Elle a ses fans, qui photographient et collectionnent ses oeuvres. Elle vit et travaille dans un atelier d’artiste de la Ville de Paris et expose dans plusieurs galeries. Mais la galère, elle connaît. Lire la suite de l'article de C. K. ici (clic).


Les rencontres avec les figures dont je témoigne ici sont inscrites dans la durée. Il m'a fallu du temps, beaucoup d'années à marcher dans les villes, à croiser telle ou telle figure , à me renseigner et à devenir un peu curieuse de temps à autre de ce que j'avais regardé, photographié à l'occasion. Il a fallu certainement aussi des rencontres avec des artistes issus de cet art de la rue, comme Combas. Des lectures et des expos telles celle de Basquiat (dont l'esthétique et le procédé étaient bien éloignés de ceux des artistes mentionnés ici) pour faire du sens et tisser des liens entre toutes ces démarches individuelles. On a pu voir que certains ont "travaillé" en groupe avec un esprit revendicatif. Le discours de Miss-tic est aussi significatif, se considérer davantage poète que peintre.
Ces oeuvres, silhouettes d'hommes et de femmes, sont là pour dire, pour passer un message poétique, réveiller le passant et pour ainsi dire lui ouvrir les yeux, lui sourire au passage. On a dit : attention les murs ont des oreilles! Cela a sans doute contribué à déprécier l'espace urbain, à le rendre, à l'appui de bien d'autres phénomènes, un lieu dans lequel il faut passer sans s'attarder, sans parler, donc sans parole, peu vivant, peu poétique. Ce que j'apprécie avec les arts des rues et ceux sur lesquels je viens d'écrire en particulier, c'est qu'ils réconcilient l'urbain et l'humain, qu'ils dialoguent avec la pierre ... Il est significatif, dans la bande dessinée de Pome Bernos, que ce soit un pigeon (métaphore des SDF, des errants, des oisifs (il n'y a pas loin de oisif à oiseau) ?) qui, candidement, ouvre les yeux sur ces petits poèmes peints... Ne faut-il pas déjà être de/dans la rue pour les voir? Ne faut-il pas aimer la rue, les villes pour leur trouver du charme, de la poésie?

Je n'ai donné ici qu'un tout petit aperçu des arts de la rue. L'exposition "TAG au Grand Palais" en 2009 donnait, par exemple, un espace de visibilité ( de notoriété ?) à une autre branche de ces expressions urbaines... les TAG. Il en existe certainement d'autres que je ne connais pas ou auxquelles je ne pense pas en écrivant à présent ... Nous sommes de petites choses et nos yeux sont encore plus petits (et la vue baisse , ma pauvre dame!) et nous ne voyons que ce qui est autour de nous, à portée de regard...c'est notre finitude...à excuser.